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Bilout

Ha!!??... Vous ne me connaissez pas? Remarquez moi non plus, mais c'est parce que je ne me suis pas présenté... Je suis civilement reconnu sous le patronyme de Philippe Couteau... enfin je vous dis ça, mais peu de gens me reconnaissent sous ce nom. Si je dis Bilout... ça parle plus, même si ça ne dit toujours rien à certains... je ne suis pas sûr d'être bien clair là aussi.

Bon résumons nous, je suis Oléronais, né en 1959 (la meilleure année pour les Cadillac selon moi) je suis comédien, humoriste saltimbanque auteur de BD, conteur, plus si affinité. Je vous invite à me suivre à la découverte de petites choses concernant notre joli patrimoine... bon on en reparle... à très bientôt !

Dolus autrefois...

Le 04/09/2017 à 16:25
Allons musarder du côté de Dolus d'Oléron.
Nous sommes au beau milieu des années 50, le centre bourg de Dolus change de physionomie. Les vieux ormeaux malades ont été coupés et remplacés dès 1960 par des platanes. (photo 1)

Les fils électriques pullulent et tissent une toile d’araignée invraisemblable dans le cœur de la bourgade.
Un petit marché s’est installé sur la place centrale, vous noterez la tenue légère des touristes et l’étal succinct de la marchande de primeurs. (photo 2) Assise dans le coffre de sa Renault 4L, elle attend le client.

Nous passons devant chez Milien, hôtel restaurant, il n’a pas forcé sur la décoration et l’accroche visuelle Milien reste simple et efficace, sa cuisine est de même! (photo 3) Une pharmacie reprendra les murs avec plusieurs propriétaires successifs, un commerce de vente de vins y séjourne actuellement.

Juste après, une boutique moderne (photo 4)a déployé son store, c’est la mercerie Pain, vous noterez la construction très années 50, ensuite se trouve le salon de coiffure de Gallier, qui sera repris par Dornat. Ce bâtiment est en partie démoli et modifié pour devenir l’office du tourisme.


 

Oléron autrefois

Le 17/12/2016 à 17:19
A l'heure où l'on s'interroge au sujet du viaduc, je vous propose de revenir au début du 20ème siècle où Oléron se méritait !! La descente depuis Paris n’était pas une sinécure dans des voitures qui tressautaient sur des routes dont les nids de poules torturaient les amortisseurs…enfin si on peut parler d’amortisseurs sur les voitures de l’époque.
Après avoir franchi le pont transbordeur de Rochefort sur mer, ce qui a valu quelques temps d’attente, nous voici arrivés au Chapus  (photo 1) face à Oléron et prêts à embarquer….raté !! Le dernier bateau vient de partir !!! Vous pourrez toujours vous consoler en déjeunant à l’hôtel Terminus. Auvray Soulard propose un menu à partir d’un franc cinquante, il possède aussi le café des bains sur la plage de Marennes… c’est une multi communale quoi !
Vous pouviez également arriver par le train, (photo 2) dont les horaires bien sûr n'étaient pas compatibles avec ceux de la marée, et comme rien ne correspondait à rien votre patience devait être compatible avec tout, ce qui correspond à vous dire que la relativité du temps ici n’était pas un vain mot.
Les 5 bateaux de la « compagnie oléronnaise » (on l’écrivait avec deux n autrefois) fondée par André Bouineau sont à votre service. Il n’y a que l’embarras du choix …enfin si vous êtes à l’heure !! Nous assistons là à l’embarquement d’une torpédo qui va faire fureur sur les routes de l’île 
Les bateaux de la compagnie étaient aussi des bateaux de marchandises  comme le Gaston Bouineau (photo 3) Ne soyez pas inquiets si vous êtes en rade « L’éclair et le rapide » reviendront dès que la marée le permettra.
Quand la mer est trop basse les bateaux abordent tout au fort Louvois, ce fort fût achevé en 1695 et permettait aux tirs des canons (peu puissants à l’époque) de croiser le tir avec ceux de la citadelle du Château et ainsi d’interdire aux vaisseaux ennemis d’entrer dans la rade oléronaise par le sud, le but étant de protéger Rochefort notre arsenal maritime.
Pour accéder aux navires il vous faudra alors emprunter la chaussée submersible (photo 4) qui est une véritable patinoire !! Gare à vos fesses….on vous aura prévenus. Remarquez les rails parallèles à la voie piétonne, des wagonnets amenaient commodément bagages et petites marchandises.
Nous voici enfin sur le bateau, (photo 5) la traversée sera courte, pas le temps d’avoir le mal de mer. Tout au plus 20mn et  ce dans un coureau souvent très calme. Le patron André Bouineau contrôle lui-même les tickets, nous le retrouverons tout à l’heure à la barre.
Un dernier coup d’œil intérieur sur ce magnifique fort nous le montre en parfait état. (photo 6) On distingue ici parfaitement les emplacements circulaires ou pouvaient pivoter les canons.
Il sera canonné par les batteries de la citadelle pendant la seconde guerre mondiale, nous le découvrons en piteux état après la guerre. Heureusement il sera restauré et se visite tout au long de l’été.
Le commandant André Bouineau est à la barre du« Chapus Remarquez le tube vertical à sa droite qui lui permet de communiquer avec la salle des machines. André Bouineau sera maire du Château d’Oléron de 1881 à 1912. La compagnie oléronnaise fondée le 25 mars 1882 emmétra même des actions. Vous êtes arrivés c'est bien... vive les vacances, le reste est une autre histoire.

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